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Jean-Jacques Rousseau, Oeuvres Compl?tes, ?dition publi?e sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond, Paris, Gallimard, coll. `Biblioth?que de la Pl?iade`, 1981(1959), Cinq volumes parus.
Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle H?lo?se, Paris, Garnier Flammarion, 1967.
Robert Derath?, Le rationalisme de Jean-Jacques Rousseau, Paris, P.U.F., 1948.
Jean Ehrard, L`id?e de nature en France dans la premi?re moiti? du XVIIIe si?cle, Gen?ve-Paris, Slatkine, 1981.
Henri Gouhier, Des m?ditations m?taphysiques de Rousseau, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1970.
Alain Lewi, Le sentiment de la nature chez les ?crivains romantiques Paris, Pierre Bordas et fils, 1992.
Roger Payot, L`essence et temporalit? chez J.-J. Rousseau : th?se pr?sent?e devant l`universit? de Paris¥³, 1972 Lille : Service de reproduction des th?ses, l`universit? de Lille ¥², 1973.
Jean Starobinski, Jean-Jacques Rousseau. La transparence et l`obstacle, Paris, Gallimard, 1971, coll. `TEL.`
Paul Van Tieghem, Le romantisme dans la litt?rapture europ?enne, Paris, Albin Michel, 1969(1948).
Philippe Van Tieghem, Le romantisme francais, Paris, P.U.F., 1989(1944) coll. Que sais-je.

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1 cf. Alain Lewi, Le Sentiment de la nature chez les ?crivains romantiques, Paris, Pierre Bordas et fils, 1992, p.p.3-6.
2 Roger Payot, L¡¯erssence et temporalit? chez J-J. Rousseau : th?se devant l¡¯universit? de Paris ¥³, 1972 Lille : Service do reproduction des thi?ses, l¡¯Universit? d3 Lille ¥², 1973, p. 195. : `À̼ºÀÇ ¹ßÀüÀÌ Àΰ£À» ºñÀÚ¿¬ÀûÀ¸·Î ¸¸µé¾úÁö¸¸, µ¿½Ã¿¡ ±× ¼øÈ­ÀÛ¿ëÀ» ÅëÇØ Àΰ£ÀÌ ±Øµµ·Î º¯ÁúµÇ¾îÁö´Â °ÍÀ» ÁøÁ¤½Ã۸ç, ÀÚ¿¬°ú ´Ù½Ã À¶È­½ÃÄѼ­, »çȸ¼Ó¿¡¼­ Àΰ£ÀÌ ´ç¸éÇÑ À§ÇèµéÀ» Á¦ÇÑÇϸç, °¨¼Ò½ÃŲ´Ù.`
3 Voir, Paul Van Tieghem, Le romantisme dans la litt?rapture europ?enne, Paris, Albin Mickel, 1969(1948), p.p.47-68.
4 Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les sciences et les arts, Oeuvres Compl?tes, Paris, Gallimard, coll. `Biblioth?que de la Pl?iade`, 1981(1959), ¥².
5 `Je trouvais on moi un vide inexplicable due rien n¡¯aurait pu remplir, un certain ?lancement du coeur vers one autre sorte de jouissance, dont je n¡¯avais pas d¡¯id?e et dont pourtant je sentais besoin.`, dans one lettre, 12, 1, 1762.
6 Philippe Van Tieghem, Le romantisme francais, Paris, P.U.F., 1989(1944) coll. `Que sais-je`, p.p.5-6.
7 cf, Paul Van Tieghem, Le romantisme dans la litt?enne, P.65 . `Reve d¡¯une retraite delicieuse au fond des campagnes ; recherche d¡¯une solitude pensive et parfois ombrageuse ; pr?dilection des ?mes que troublent les ¡¶orages du coeur¡· pour les sites sauvages ou violemment contrast?s, pour les ¡¶paysages romantiques¡· ; amour de la nature qui va chez certains Allemands jusqu¡¯ ? une passion fr?n?tique et exclusive ; besoin de se r?fugier on elle comme aupr?s d¡¯une amie, d¡¯une consolatrice, d¡¯une more ; impression que non seulement elle s¡¯harmonise avec les sentiments de l¡¯homme, mais qu¡¯elle agit sur eux ; m?ditations sur sa vie ?ternelle et ses perp?tuelles transformations ; admiration pieuse qui de la cr?ation s¡¯ ?l?ve au Cr?ateur : tells sont les principaux de ces sentiments, qui comportent chacun des nuances diverses. Sur bien des points de ce vaste domaine, les romantiques n¡¯ont pas d?pass? leurs devanciers imm?diats.`
8 Jean-Jacques Rousseau, Julie ou La Nouvelle H?lo?se, lettreXI, 4e partie, Paris, Gamier Flammarion, 1967, p.360. : `[¡¦] un architecte ch?rement pay? pour g?ter la nature.`
9 Jean-Jacqes Rousseau, Discours sur l¡¯Origine de l¡¯Ine¡¯galit?, Oeuvres Compl?tes, ¥², p.p.143-144 : `Ses d?sirs ne passent point ses besoins physiques... Son imagination ne lui peint rien ; son Coeur ne lui demande rien. Ses modiques besoins se trouvent si ais?ment sous sa main, et il est si loin du degr? de connaissances n?cessaire pour d?sirer d¡¯en acqu?rir de plus grandes, qu¡¯il ne peut avoir ni pr?voyance, ni curiosit?... Son ?me, que rien n¡¯agite, se livre qu seul sentiment de son existence actuelle.`
10 cf. Jean Starobinski, Jean-Jacques Rousseau. La transparence et l¡¯obstacle, Paris, Gallimard, 1971, p.p.39-40.
11 cf, Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Oeuvres Compl?tes, I, Livre Huiti?me, pp.388-389 : ·ç¼Ò´Â ¡ºÀΰ£ ºÒÆòµî ±â¿ø·Ð¡» ¿¡ ´ëÇÑ ´ë´äÀ¸·Î¼­ ´ÙÀ½°ú °°ÀÌ Á¦½ÃÇß´Ù : `Enfonc? dans la for?t, j¡¯y cherchais, j¡¯y trouvais l¡¯image des premiers temps, dont je tracais fi?rement l¡¯histoire ; je faisais main basse sur les petits mensonges des homes ; j¡¯osais d?voiler ? un leur nature, suivre le progr?s du temps et des choses qui l¡¯ont d?figur?e, et, comparant l¡¯homme de l¡¯homme avec l¡¯homme naturel, leur montrer dans son perfectionnement pr?tendu la v?ritable source de ses mis?res. Mon ?me, exalt?e par ces contemplations sublimes, s¡¯ ?levait aupr?s, celle de leurs erreurs, de leurs malheurs, de leurs crimes, je leur criais d¡¯une faible voix qu¡¯ils ne pouvaient entendre : Insens?s qui vous plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux viennent de vous.`
12 Jean-Jacques Rousseau, Rousseau juge de Jean-Jacques, Oeuvres Compl?tes, I, p.p.668-669 : `Tous les pr?miers mouvemens de la nature sont bons et droits. Ils tendent le plus directement qu¡¯il est possible ? notre conservation et ? notre bonheur : mais bient?t manquant de force pour suivre ? travers tant de resistance leur pr?mi?re direction, ils se laissent d?fl?chir par mille obstacles qui les d?toumant du vrai but leur font prendre des routes obliques o? l¡¯homme oublie sa pr?mi?re destination. L¡¯erreur du jugement, la force des pr?jug?s aident beaucoup ? nous faire prendre ainsi le change ; mais cet effet vient principalement de la foiblesse de l¡¯ame qui, suivant mollement l¡¯impulsion de la nature, se d?tourney au choc d¡¯un obstacle comme une boule prend l¡¯angle de r?flexion ; au lieu que celle qui suit plus vigoureusement sa course ne se d?tourney point, mais comme un boulet de canon, force l¡¯obstacle ou s¡¯amortit et tombe ? sa rencontre.`
13 Jean Ehrard, L¡¯id?e de nature en France dans la premi?re moiti? du XVIIIe si?cle, Gen?ve-Paris, Slatkine, p.63.
14 Henri Gouhier, Des m?ditations m?taphysiques de Rousseau, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1970, p.401.
15 Robert Derath?, Le rationalsime de Jean-Jacques Rousseau, Paris, P.U.F., 1948, p.64.
16 Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle H?lo?se, Lettre XI, sixi?me partie, p.554. : `L¡¯ ?tre ?ternel ne se voit ni ne s¡¯entend ; il se fait sentir ; il ne parle ni aux yeux ni aux oreilles, mais au coeur.`
17 Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle H?lo?se, letter XXVI, premi?re partie, p.54. : `Telle est la situation cruelle o? me plangent le sort qui m¡¯accable et mes sentiments qui m¡¯ ?l?vent, [¡¦] t¡¯avoir vue et ne pouvoir te poss?der, t¡¯adorer et n¡¯ ?tre qu¡¯un home, ?tre aim? et ne pouvoir ?tre heureux, habiter les m?mes lieux et ne pouvoir vivre ensemble!... [¡¦] Peut-?tre le s?jour o? je suis contribute-t-il ? cette m?lancolie ; il est triste et horrible ; il en est plus conforme ? l¡¯ ?tat de mon ?me, [¡¦] Dans les violents transports qui m¡¯agitent, et je ne saurais demeurer en place ; je cours, je monte avec ardeur, je m¡¯ ?lance sur les rochers, je parcours ? grands pas tous les environs, et trouve partout dans les objets la m?me horreur qui r?gne au-dedams de moi. On n¡¯apercoit plus de verdure, l¡¯herbe est jaune et fl?trie, les arbres sont d?pouill?s, le s?chard et la froide bise entassent la neige et les glaces ; et toute la nature est morte ? mes yeus, comme l¡¯esp?rance au fond de mon coeur.`



📝 Regist Info
I D : alco*******
Date : 2012-12-04
FileNo : 16112618

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